Diagnostic de la maladie de crohn

Ce qui est complexe avec la maladie de Crohn, c’est justement le fait que le diagnostic soit aussi complexe à réaliser. En effet, pour plusieurs raisons, on a du mal à trouver parfois tous les éléments nécessaires pour affirmer qu’un patient soit réellement atteint de cette affection.

Un diagnostic parfois difficile

En effet, la difficulté du diagnostic provient à la fois du fait que l’on ne dispose pas d’élément très concret sur le plan biologique ou radiologique pour se prononcer. Il existe des symptômes que l’on peut détecter par ces biais, mais que l’on ne peut pas uniquement attribuer à la maladie de Crohn. Une infection des intestins peut par exemple présenter des symptômes similaires à cette affection, et on a donc du mal à se prononcer. De plus, la rectocolite ulcéro-hémoragique a elle aussi de nombreux points communs avec la maladie de Crohn, ce qui peut être à l’origine de certaines confusions entre ces deux affections du tube digestif.

On peut également mettre le doigt sur un autre point, le fait que les patients ne vivent pas tous la maladie de Crohn de la même manière. On peut trouver des réactions parfois même contradictoires entre deux personnes atteintes de cette affection, et cela sème le trouble dans l’esprit des médecins qui s’interrogent alors sur les diagnostics à donner.

Il a donc été difficile de mettre en place des critères signifiant de façon vraiment fiable un diagnostic de la maladie de Crohn à proprement parler. Alors, des critères précis ont été listés. Le patient devra alors énoncer ses symptômes et à l’issue des examens effectués on pourra considérer que le patient est atteint ou non de la maladie, avec quelques nuances supplémentaires sur la sûreté ou non du diagnostic.

Mais même avec tous ces éléments, on ne peut pas toujours affirmer qu’il s’agisse de Crohn, surtout quand on est au début de la maladie. Cela prend donc du temps, et généralement, le délai qu’il faut attendre pour obtenir un diagnostic vraiment sûr, est d’environ deux ans.

Une confusion parmi les maladies intestinales

Comme nous vous le précisions en préambule, de nombreuses autres maladies ressemblent à la maladie de Crohn, que l’on attribuait même, autrefois, comme des symptômes tuberculeux sans aller chercher plus loin. On a donc remarqué qu’une infection intestinale pouvait beaucoup s’apparenter à la maladie de Crohn, surtout dans des formes où celle-ci dure plusieurs semaines. Une vraie guérison est cependant possible pour la première.

La rectocolite ulcéro-hémorragique est elle aussi un véritable ersatz de la maladie de Crohn, puisqu’elle entraine des pertes de sang, des douleurs et des diarrhées, à l’instar de cette affection. Nombreux sont les patients que l’on ne parvient pas à classer entre ces deux maladies malheureusement, vu que la confusion règne. Cela peut d’ailleurs être relativement complexe à accepter par les patients, qui ont généralement besoin d’obtenir des réponses concernant leur état, aussi bien pour le comprendre, pour l’accepter et pour mettre des mots sur leurs maux. C’est là tout le problème avec le diagnostic de la maladie de Crohn, on ne dispose pas encore d’assez d’éléments pour se prononcer systématiquement de manière claire sur la nature des lésions et des symptômes qui se déclarent.

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