Les autres manifestations extra-intestinales

Comme vous le savez sûrement, la maladie de Crohn est également responsable d’autres symptômes qui ne siègent pas au niveau des intestins, parfois même qui n’ont pas le moindre rapport avec le tube digestif. Ces maux siègent à la fois dans d’autres parties du tube digestif, plus hautes, mais aussi au niveau des articulations, de la peau, entre autres, ainsi que d’autres organes qui ne sont pas inclus dans le tube digestif et ont un rôle secondaire dans la digestion, dans le sens où ils ne sont pas traversés par les aliments que nous ingérons.

Tout d’abord, en dehors des intestins, on peut détecter des symptômes bien plus haut dans le tube digestif. Ceux-ci ne touchent pas des organes comme l’œsophage, l’estomac, ou sa partie inférieure que l’on nomme le duodénum. Ces signes se trouvent dans la bouche, et les résultats sont des lésions ressemblant à des aphtes, de petites ulcérations qui y ressemblent, mais qui ne descendent pas plus bas que la cavité buccale.

En dehors du système digestif, les symptômes que l’on détecte et qui sont relatifs à la maladie de Crohn sont d’ordre articulaire, concernant par exemple les chevilles, les épaules, les coudes et les poignets, ainsi que les genoux bien sûr. Il s’agit d’un rhumatisme dit périphérique. La colonne vertébrale n’est pas non plus en reste, et est concernée aussi par des rhumatismes divers, qui s’étendent jusqu’au bassin. En général, les patients souffrent de ces raideurs durant la nuit, en observant l’arrivée d’un gonflement, avec une apparition sur la peau de rougeurs, qui témoignent de ces douleurs. On peut voir ces symptômes articulaires de façon prépondérante quand la maladie évolue par poussées, ce qui n’est pas le cas quand on évoque les symptômes liés à la colonne vertébrale.

La peau subit elle aussi l’arrivée de la maladie de Crohn, en particulier lorsqu’il s’agit de crises liées aux évolutions de la maladie. On remarque alors l’arrivée de manifestations cutanées comme l’érythème noueux, de petites aspérités, rougeâtres, sur les membres. Celles-ci peuvent évoluer en des ulcérations cutanées, que l’on appelle Pyoderma Gangrenosum, en particulier sur les jambes des patients.

Concernant les manifestations oculaires, celles-ci existent également en période de crises évolutives. On observe alors une sensibilité particulière à la lumière, mais aussi un iris qui s’enflamme. Ces symptômes doivent faire l’objet d’une consultation chez un ophtalmologiste pour les mettre en avant, mais aussi pour leur offrir un traitement adapté.

Concernant le système hépato-biliaire en revanche, on n’observe pas de manifestation extérieure, comme des douleurs par exemple. On peut en revanche remarquer des surcharges graisseuses, nommées stéatose au niveau du foie, après un prélèvement histologique, assorti d’une analyse. On peut également remarquer parfois l’apparition de calculs vésiculaires, qui sont souvent sans danger, puisque c’est le lot de millions de personnes, une affection asymptomatique dans la plupart des cas.

Enfin, au niveau du système urinaire, on peut voir apparaître des fistules qui sont le résultat d’une communication entre les intestins et la vessie, qui peuvent entraîner des déchirures et ainsi des selles ou des gaz sont émis par le système urinaire. Mais il s’agit d’un symptôme rare. Des calculs rénaux ont également tendance à apparaître, dus à une présence trop importante d’oxalate, mais aussi dus aux diarrhées, qui causent des soucis d’hydratation, augmentant la concentration de minéraux dans les reins.

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